BENOIT BLUE BOY

&

LES TORTILLEURS

STAN NOUBARD PACHA, NICO DUPORTAL,
ALEX BERTEIN, PASCAL MUCCI

RESOLUMENT BLEU

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RETROUVEZ BENOIT BLUE BOY EN CONCERT :

13/11 : NANTES (44)
15/11 : BREST (29)

Benoit Blue Boy 

"libre, jamais dans la demande, pliant le métier à sa main, affranchi d'un mythe américain qu'il serait en droit de revendiquer plus que n'importe qui. D'autres avaient besoin d'une caution américaine, de rendre des hommages pour se sentir légitimes. Triple-B ne s'est jamais réclamé d'une quelconque fraternité spirituelle" - Christian Casoni "Juke"

Quand il sent l’heure venue d’enregistrer un album, Benoît ne grignote pas son crayon devant une feuille blanche. Il est la feuille blanche, il se chante des brouillons mentaux. Si une phrase ne passe pas l’oral, il s’en chante une autre. Il s’est toujours débrouillé seul, ayant compris dès le départ que les maisons de disques ne le laisseraient jamais enregistrer du blues en français. Son style unique et fluide, cette chaloupe transatlantique franco-louisianaise, est un exsudat biologique causé par tous ces aléas. C’est un peu comme avoir les yeux bleus ou chausser du 44, et ça ne date pas d’hier. La discographie du Triple B est un long travelling qui avale six présidents de la République et 18 Premiers ministres, voit disparaître les bals, les rois de l’accordéon, le franc, les bagnoles avec cendrier et les salles de concert avec fumeurs, et arriver la pizza à l’ananas, la cuisine tex-mex et le spritz, qui traverse indemne les samedis soirs de Jean-Pierre Foucault, les dimanches après-midis de Jacques Martin et de Michel Drucker. On murmure aussi que BBB donne des cours de survie à de jeunes maquisards de la bande FM.

Le premier rendez-vous avec Nico Duportal avait été pris en 2017, pour le 25 centimètres A Boire Et A Manger A St-Germain Des Prés. Benoît pouvait enfin se tremper dans les cuivres sans devoir cavaler jusque dans un faubourg d’Austin, lui qui désespérait de trouver en France des souffleurs capables de piger quelque chose au rhythm’n’blues. C’est encore Nico Duportal qui réalise ce 17e album, et pousse comme jamais le feu sous le swamp de Benoît, shuffles généreusement galbés, barytone twangy, cette touche JD Miller qu’accentue encore un jeu d’harmo simplifié. L’album, saisi quasiment live, n’a pas demandé plus de préparation que les autres. Les deux guitaristes, Nico et Stan Noubard Pacha, se sont rencardés un après-midi chez lui pour une répète, puis Benoît s’en est remis comme toujours à l’instinct de ses musiciens, notamment les deux qui arrivaient de la maison Duportal, le batteur Pascal Mucci et Alexis Bertein. Alex, saxo chez Nico, joue ici la section de cuivres, l’orgue et surtout la basse.
Faut-il être pointu pour sortir de cette franquette un disque qui tourne aussi rond !

Christian Casoni

CONTACT :
DENIS LEBLOND / TEMPO RECORDS
(33)1 4226 0303
tempo.spectacle@wanadoo.fr

Skype : tempoparis
facebook :
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BBB n’est pas noir de peau, pas américain de passeport, ni déjà rangé perpendiculaire au poteau de la croix. Benoît est né à Paris XIV, sacrée diagonale depuis Scott Joplin et les pianos de maître de Texarkana. C’est Jacques Wolfsohn, l’éditeur de Dutronc, qui le découvre en 1979. A cette époque, Téléphone et Trust ont créé une conscience rock de masse. Toutes les maisons de disques en veulent un bout et, pour elles, rock’n roll où blues c’est kif-kif. Vogue a ouvert à Wolfsohn un crédit pour lancer trois groupes. Ce sera Stinky Toys, Backstage (Paul Personne) et BBB. De ceux qu’on tient pour la première génération de blues français, Benoît sera le premier à enregistrer un album avec des musiciens tourangeaux, réunis dans la communauté d’Alan Jack. Il démarre dans le disque à 33 ans, mais ce n’est pas un débutant. Il a déjà une écorce louisianaise. Il rentre de Los Angeles où il a vécu dix ans, transplanté là-bas par un mariage en train d’expirer. Il a jammé avec tous les bluesmen de passage en ville, vite pigé qu’il ne serait jamais américain, et s’y est beaucoup emmerdé avant de découvrir la Louisiane, un fantasme de 135 382 km² dont il n’a toujours pas fait le tour. Il a déjà cette façon de faire qu’il ne négocie avec personne. « On ne répète pas, les chansons ne se standardisent pas, elles évoluent sans arrêt sur scène. Si elles ne bougent plus, elles virent variété française. » Plongée immédiate dans l’urgence ! Toute une carrière sans se poser une question, gagée tout entière sur sa personnalité.

 BBB n’a jamais courtisé le hit-parade. Il a pourtant connu quelques succès, surtout au début. « Descendre au café » était reprise par les orchestres de bal et jouée dans les juke-boxes. Ses deux premiers albums, Benoit Blue Boy et Original, ont bien gazé. Le second louchait franchement vers le zydeco et le rock boogaloo. Jack Lang s’empare de la culture en 1981, il émiette les gros budgets son et lumière sur les petites salles et les petits concerts. BBB reçoit son sacre lors de la première Fête de la Musique, place d la Concorde, avec Zachary Richard. Une lave humaine miroitait tout le long des Champs jusqu’à l’Etoile.

A peine né, le blues gaulois est dégagé par la pop à synthés. BBB se replie dans la baie de Villefranche, perd de vue les Tourangeaux avec qui il faisait équipe, et tombe sur un gang de Niçois, des tueurs qui se font appeler les Nighthawks. Ils enregistrent Plaisir simple chez Gaumont. BBB en profite pour rompre avec sa maison. « Je n’en pouvait plus de la tournée des plages au milieu d’un jeu à la con. Je dis à l’attachée de presse : « J’arrête ça. » On m’a cassé en retour, plus de radio, plus de télé, tu ne joues pas le jeu, tu es mort. » Aux Nighthawks succèdent les Tortilleurs (les twisteurs), un trio sans basse, qui réinvente l’homme-orchestre. « Un bon guitariste, un bon batteur qui te donnent leur rythmique comme si c’était la tienne. Ça devient free, vrai blues, mais une heure et demie sans basse, c’est dur ! » Les Tortilleurs parviennent à exister parce qu’ils tournent sans discontinuer. « On sillonnait l’Europe en jouant vite et fort. » Les nouveaux groupes de rock font pareil, les Tortilleurs incarnent exactement ce qu’ils veulent être. C’est grâce à ces nouveaux alternatifs et leur fringale de racines que le second revival trouve une réalité en France. Du reste, le style louisianais se vend mieux en 1990 et le sixième album de BBB, Parlez-vous français ? cartonne avec un parti pris quasiment ethnique.

A cette heure, BBB a sorti une quinzaine d’album, tous fameux, tous spéciaux, bouquets particuliers d’une Louisiane romane, intimité swamp, rock’n’roll cajun, courtoisies tex-mex, Lent ou rapide, Benoît Blue Boy en Amérique, Maux d’absence ou Funky Aloo. Il a la morgue du gars qui n’a jamais douté de sa boussole, paie le studio, les musiciens, la production, et démarche les labels avec un disque clés en main, à prendre ou à laisser. « Je ne suis pas productable. Le producteur met le blé sur la table, c’est tout. Le label distribue le disque qu’il m’achète. S’il tient à m’avoir, ça marche comme ça. » BBB débarque un jour chez AB, la maison de Dorothée. « Couvert de bleus coûtait trois fois le prix d’un album de blues français. AB avait besoin d’un alibi culturel pour faire oublier les Musclés. On annonce les tarifs. Pas de problème. »

Excellent harmoniciste, guitariste original, BBB groupe autour de lui une génération de sidemen, tous des monstres, les Stan Noubard Pacha, les Nico Duportal. Explorateur érudit, il introduit dans la niche française des maîtres dont on ne savait pas grand-chose ici, l’accordéoniste Geraint Watkins, le Swamper Lazy Lester ou le slideur de lap steel Freddie Roulette. Gaffe, derrière le flegme, Triple-B ne fais pas de cadeau. « Le blues une musique d’ignorant. Tu sais jouer de la guitare ? Tu es perdu pour le blues. Tu veux jouer du blues ? oublie tout et trouve ton propre système. »
Christian Casoni – « Juke »

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